Correctement formé, bien entraîné, ce sera sans narcose, sans essoufflement et en sécurité!
  Le terme " TRIMIX " désigne d'une manière générale un mélange ternaire de gaz quelconques. Par extension et habitude, dans le monde de la plongée, ce terme correspond à un mélange d'oxygène (O2), d'azote (N2), et d'hélium (He) en proportions variables selon les besoins du plongeur.

L'utilisation de ce mélange gazeux, généralement destiné aux plongées profondes, (plongées Tek, pour être à la mode), répond aux trois principales contraintes physiologiques de ce types d'incursions aquatiques: la toxicité de l'O2 lorsque sa pression partielle dépasse un certain seuil que l'on fixe classiquement à 1,6 bars et les deux effets gênants de l'azote, à savoir sont effet narcotique, proportionnel à la profondeur, et les procédures de décompressions qui imposent des paliers de longues durées lors de plongées profondes.


Si la réalisation d'un mélange "TRIMIX" demande de bonnes compétences techniques et beaucoup de rigueur, la compréhension des règles relatives à sa confection est assez simple.

Un premier point: à l'heure actuelle et sûrement pendant encore un certain temps ces plongées ne laissent pas place à l'improvisation. En effet, une plongée profonde se prépare tant vis à vis de la profondeur que du temps passé au fond, deux paramètres qui vont présider à l'élaboration du mélange.

L
a profondeur étant choisie, on détermine le pourcentage d'O2 du mélange afin que sa pression partielle, au fond, soit en deçà des limites de toxicité de ce gaz. Pour l'azote, le problème de la narcose est réglé en choisissant une proportion de ce gaz qui aura, au fond, un effet narcotique identique à celui que l'on subirait avec de l'air à une profondeur plus faible. La durée des paliers de décompression est un élément également déterminant pour le choix de la proportion d'azote dans le mélange puisque l'hélium présente un effet narcotique plus faible.
Une fois les pourcentages d'oxygène et d'azote définis on complète avec de l'hélium de telle façon que: % O2 + % N2 + % He = 100 %. Arrivé à ce stade de l'explication, on peut se poser la question suivante: puisque l'azote est un gaz si ennuyeux (effet narcotique, longs paliers de décompression) pourquoi ne pas s'en débarrasser complètement en réalisant un mélange seulement d'oxygène et d'hélium ? La réponse est simple, ce mélange binaire existe, il est nommé "Héliox" et est utilisé par les entreprises de plongée professionnelle.

M
alheureusement l'utilisation de l'"Héliox" n'est pas réellement à la portée du particulier pour deux raisons majeures: la première, d'ordre économique, est que l'hélium est un gaz cher. Bien qu'en abondance dans l'univers, puisque dans notre Soleil, par exemple, il est produit en grande quantité par fusion des atomes d'hydrogène, sur notre Terre il est fabriqué industriellement et son coût de production est élevé. La seconde raison est que les procédures de décompression à l'Héliox sont délicates. Donc… laissons cette mixture aux professionnels.

L'image classique du plongeur "Tek" ou "Trimix" est celle d'un plongeur lourdement chargé de bouteilles. Il en porte de grosses sur le dos et parfois même une ou deux plus petites sur les côtés. A quoi est due cette boulimie de blocs? La réponse est simple: dans le dos, on porte généralement le gaz (le gaz fond) qu'on utilisera au fond et, comme on va profond, il faut des blocs de capacités relativement importantes. Selon la profondeur des plongées, il se peut que le pourcentage d'O2 dans le gaz fond soit trop faible pour que ce dernier soit respirable en surface (hypoxie). On ne pourra l'utiliser qu'à partir d'une certaine profondeur. On est donc obligé d'emmener un gaz de transfert dans de plus petites bouteilles (car on s'en sert moins) que l'on respire à la descente et à la remontée dès que l'on se trouve en dehors des limites d'utilisation du gaz fond.

I
l faut cependant garder à l'esprit que, surtout de nos jours, le "Trimix" n'est pas réservé aux plongeurs qui souhaitent descendre profond. On peut l'utiliser avec avantage dans des zones où les tables de plongée nous permettent encore de plonger à l'air. L'expérience est d'ailleurs édifiante sur l'effet narcotique de l'azote lors des plongées à l'air dans ces zones. Dans ces plongées, le "Trimix" accroît très sensiblement la sécurité et... le plaisir de plonger (évoluer, par exemple, à 55 m avec un mélange narcotique équivalent à une plongée à l'air à 20 ou 30 m est bien agréable...).

Si des plongées d'initiation au Trimix sont tout à fait possibles, pour obtenir un qualification de "plongeur Trimix", il est nécessaire de suivre un cursus qui commence avec le NITROX.

Après ce rapide survol du "Trimix", quelques infos supplémentaires?

cliquez =>

Ou alors envoyez-nous un e-mail, nous vous répondrons avec plaisir !!!
e-mail =>